Désert marocain : quand partir et comment organiser un circuit photo dans le Sahara
Quand partir dans le désert marocain, comment relier Marrakech au Sahara et organiser un circuit privé entre dunes et villes impériales.
Sommaire · 11 min
- Deux saisons, deux visages du désert marocain
- Merzouga et l’Erg Chebbi, la porte d’entrée du Sahara depuis Marrakech
- L’Erg Chegaga, l’autre désert, plus loin et plus silencieux
- Relier le désert aux villes impériales dans un même circuit
- Ce qu’un itinéraire sur mesure change par rapport à un circuit standard
- Questions fréquentes
Le désert marocain n’a pas un seul visage. Il change selon la saison, selon l’heure de la journée, et selon la région du Sahara qu’on choisit d’atteindre depuis Marrakech ou Fès. Des agences spécialisées en circuits sur mesure, comme Morocco Tours Post, construisent des itinéraires qui relient les dunes aux villes impériales plutôt que de proposer un simple aller-retour standardisé vers Merzouga. Avant de réserver quoi que ce soit, il reste deux questions à trancher : quand partir, et par quel chemin, pour que le désert donne le meilleur de lui-même.
Deux saisons, deux visages du désert marocain
Le Sahara marocain ne connaît pas le découpage saison sèche/saison des pluies des déserts australs : c’est un climat désertique classique de l’hémisphère nord, avec un été très chaud et un hiver aux nuits froides. Les guides spécialisés dans le voyage saharien recommandent une fenêtre large, d’octobre à avril, pour éviter la chaleur la plus sévère.
Entre juin et août, les températures diurnes dans le Sahara marocain peuvent grimper jusqu’à environ 50 °C : une chaleur qui rend la marche, le trek à dos de chameau ou même la simple attente d’un lever de soleil sur les dunes difficilement supportables au milieu de la journée. Ce n’est pas seulement inconfortable : c’est aussi la période la moins favorable pour un rendu photographique agréable, la lumière de milieu de journée écrasant le relief des dunes.
Les intersaisons, de mars à mai et de septembre à novembre, offrent un compromis plus confortable : des températures diurnes qui se situent le plus souvent entre 22 et 28 °C, des nuits encore fraîches mais moins rudes que celles de plein hiver. C’est la période que privilégient la plupart des circuits organisés, y compris ceux construits sur mesure autour de la photographie.
Merzouga et l’Erg Chebbi, la porte d’entrée du Sahara depuis Marrakech
Pour qui part de Marrakech, l’Erg Chebbi, près du village de Merzouga, reste la zone de dunes la plus accessible. Le champ de dunes s’étend sur environ 28 km du nord au sud pour 5 à 7 km d’est en ouest, tout près de la frontière algérienne, et certaines dunes y atteignent environ 150 mètres de hauteur : un relief suffisant pour donner, au lever et au coucher du soleil, des lignes de crête nettes et des ombres longues, particulièrement recherchées en photographie de paysage.
La route depuis Marrakech représente environ 560 km, via le col du Tizi n’Tichka, qui culmine à environ 2 260 mètres dans le Haut Atlas, puis la ville d’Ouarzazate. Comptez de 8 à 10 heures de route effective, sans les arrêts : la plupart des circuits, y compris les plus exigeants sur la qualité des étapes, préfèrent l’étaler sur deux à trois jours plutôt que de l’avaler d’un seul trait. Le trajet lui-même traverse des paysages de montagne, de kasbahs et de vallées qui méritent, pour un circuit photo, autant de temps que le désert qu’il précède.

L’Erg Chegaga, l’autre désert, plus loin et plus silencieux
Merzouga n’est pas la seule porte d’entrée du Sahara marocain. À l’ouest, près du village de M’Hamid El Ghizlane, s’étend l’Erg Chegaga : un champ de dunes situé à une quarantaine de kilomètres de la dernière ville, dont la hauteur moyenne avoisine 50 mètres, certaines dunes dépassant 150 mètres selon les sources consultées.
La différence avec l’Erg Chebbi n’est pas seulement une question de hauteur de dunes : c’est surtout une question d’accès et de fréquentation. Rejoindre l’Erg Chegaga suppose une piste de 2 à 3 heures depuis M’Hamid, contre un accès routier direct pour Merzouga. Cet éloignement rend le site nettement moins fréquenté : un bivouac isolé, un ciel étoilé sans autre point lumineux à l’horizon, un silence que Merzouga, plus proche et plus visité, offre plus rarement.
Pour un circuit centré sur la photographie de paysage plutôt que sur la facilité logistique, ce choix se pose sérieusement : l’Erg Chegaga demande davantage de temps de trajet et un véhicule adapté à la piste, mais il retire du cadre les silhouettes d’autres visiteurs qui peuplent souvent les crêtes de l’Erg Chebbi aux heures les plus photogéniques.
Le saviez-vous ?
En zone désertique, l’air sec et l’absence de couverture nuageuse laissent la chaleur accumulée dans la journée se dissiper très vite après le coucher du soleil. Dans le Sahara marocain, cet écart entre la chaleur de l’après-midi et le froid de fin de nuit peut être important, notamment en hiver : de quoi surprendre un voyageur parti avec seulement des vêtements légers pour toute la durée du circuit.
Relier le désert aux villes impériales dans un même circuit
Le Maroc compte quatre villes impériales : Marrakech, Fès, Meknès et Rabat, chacune classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, chacune capitale d’une dynastie différente sur plus de mille ans d’histoire. Un circuit qui se limite au désert laisse de côté cette autre moitié du pays : les médinas, les souks, l’architecture des palais et des medersas.
La distance entre Marrakech et Fès représente environ 536 km par la route, soit environ 5 heures 30 de trajet direct. C’est suffisamment court pour envisager, sur un circuit d’une à deux semaines, un itinéraire qui commence dans une ville impériale, traverse l’Atlas et le Sahara, puis rejoint une seconde ville impériale avant le retour : une boucle qui évite de repasser deux fois par le même trajet.

C’est précisément ce type d’itinéraire combiné que proposent les agences spécialisées dans le circuit sur mesure : un déroulé qui n’impose pas de choisir entre le Sahara et les villes impériales, mais qui articule les deux dans un même déplacement, avec un rythme de route pensé pour ne pas transformer chaque étape en simple transit.
Ce qu’un itinéraire sur mesure change par rapport à un circuit standard
Un circuit standard vers le désert fonctionne souvent en aller-retour groupé : départ à date fixe, étapes identiques pour tous les participants, temps de pause calé sur un groupe plutôt que sur un objectif photographique précis. Un itinéraire sur mesure, à l’inverse, peut caler le passage aux dunes sur l’heure de la lumière plutôt que sur un horaire de restauration collective, ou choisir l’Erg Chegaga plutôt que l’Erg Chebbi si la priorité est la tranquillité du cadre plutôt que la facilité d’accès.
Cette souplesse a un coût logistique : un véhicule et un chauffeur-guide dédiés, un itinéraire construit au cas par cas plutôt que reproduit à l’identique pour chaque groupe. Elle a aussi une contrepartie directe pour qui prépare un voyage centré sur l’image : le temps passé aux bons endroits, aux bons moments de la journée, compte souvent plus que le nombre de sites visités.
Dans tous les cas, la question de départ reste la même : la saison choisie détermine la chaleur supportable, la lumière disponible, et jusqu’au choix du désert lui-même. Un circuit calé sur les intersaisons, entre mars et mai ou entre septembre et novembre, reste le compromis le plus souvent recommandé pour qui veut à la fois profiter du désert et garder de l’énergie pour les villes impériales qui l’entourent.
Questions fréquentes
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Sources

Journaliste
Lucas explore l'intersection entre l'art visuel et le tourisme, mettant en lumière des artistes émergents. Il croise les informations à partir de plusieurs sources fiables pour garantir l'exactitude de ses articles.
Publié le 26 septembre 2026
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